📰 Conseils assainissement · 7 octobre 2026
À l'automne, les feuilles et les mousses s'accumulent sur les toitures et finissent dans les gouttières. Au premier gros orage, l'eau déborde le long des murs ou remonte par un regard. Quelques vérifications faites à temps évitent la plupart de ces désagréments.
L'eau collectée par la gouttière descend par un tuyau vertical, la descente pluviale, jusqu'au sol. Elle passe ensuite le plus souvent par un regard de pied de chute, puis par une canalisation enterrée qui rejoint le réseau d'eaux pluviales de la commune, un puisard ou un dispositif d'infiltration dans le jardin (voir notre guide sur l'entretien du puisard). Un bouchon peut se former à chacune de ces étapes, et c'est généralement le point le plus bas qui déborde en premier.
Les travaux en hauteur restent dangereux : utilisez une échelle stable, ne travaillez jamais seul et confiez la toiture à un couvreur si l'accès est difficile.
Dans les communes équipées d'un réseau séparatif, les eaux pluviales et les eaux usées doivent rester dans deux canalisations distinctes. Raccorder une descente de gouttière sur l'évacuation des eaux usées, pour aller plus vite lors de travaux, surcharge le réseau à chaque orage : ce sont alors les WC et les siphons de sol des points les plus bas qui refoulent. Ce type d'erreur est relevé lors des contrôles de conformité, notamment avant une vente (voir notre article sur le raccordement au tout-à-l'égout).
Si la descente reste bouchée après rinçage, le bouchon est souvent dans la partie enterrée : feuilles compactées, sédiments ou racines (voir racines dans les canalisations). Un dégorgement haute pression (249 €) dégage la canalisation sur toute sa longueur, et une inspection caméra (199 €) permet de vérifier qu'elle n'est ni écrasée ni déboîtée avant de creuser.
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